Emmanuel,
Aujourd'hui, je m'en vais compter le temps qui me sépare de la Tournée, la Vôtre...Des mois, encore, à veiller, à scander le ciel pour qu'il s'accélère enfin. J'ai beau user de titres pluriels, me promener sur le Forum qui vous reflète, rien n'y fait, mon âme tourne en rond face à l'impatience qui la gagne. Comme ces rendez-vous galants que l'on chérit, parfois, aux détours d'une Demoiselle célébrée, je fixe le jour à la façon d'un rêveur qui vous pense. Si seulement pendules et horloges pouvaient engranger la ronde des saisons qui défilent, pour alors, à vos concerts je serai déjà. L'oeil alerte d'en être ébloui, c'est au soir venu de vos chansons apparues, qu'à vous écouter je pourrais m'adonner. Peuvent bien s'émouvoir aux corsages des Muses quelques poèmes doux, il n'en demeure pas moins que le calendrier, souvent, me parle votre langage. Un jour, peut-être, vous rencontrerai-je, aux détours d'une coulisse, d'un autographe mentionné...Dès lors, le temps en deviendra vite occulté, presque éludé, pour n'en choyer plus que l'instant T de la conversation. Si seulement, juillet tendait à épouser septembre, Emmanuel, je serai à ce moment précis celui qui, dans l'ombre, vous applaudit...
Des talismans de naguère dans l'air émané, je vous en lance leurs éclats, telle une élégance bienveillante aux abords de vos jours.
A très vite, sur papier confident.
Nicolas.